"Un enfant a un peu de mal à calmer le flot de ses pensées, et se plaint notamment de ne plus parvenir à vivre ces minutes sans penser à celles qui vont suivre.
Alors pour l'amuser, et le calmer, la jeune femme qui est avec lui décide de lui raconter une histoire. C'est l'histoire d'une loterie magique : Il doit imaginer qu'il a gagné à un jeu dont le principe est le suivant : chaque matin, une banque lui ouvre un compte créditeur dont le montant d'argent disponible est de 84600 euros. Et les règles du jeu sont les suivantes : "la première règle est que tout ce que tu n'as pas dépensé dans la journée t'est enlevé le soir, tu ne peux pas tricher, tu ne peux pas virer cet argent sur un autre compte, tu ne peux que le dépenser."
Et chaque matin, au réveil, la banque lui ouvre à nouveau un compte avec à nouveau 84600 euros pour la journée.
"La deuxième règle de ce jeu fort simple est la suivante : la banque peut interrompre ce petit jeu sans préavis; à n'importe quel moment elle peut te dire que c'est fini, qu'elle ferme le compte et qu'il n'y en aura pas d'autre.Qu'est-ce que tu ferais ?"
Quels seraient vos choix si vous aviez gagné à un tel jeu? Au-delà de ce petit garçon
, c'est l'enfant présent en chacun de nous qui peut alors rêver à ce que ce genre de jeu pourrait modifier dans sa vie...
Il est important d'éclairer ce comte par la suite de l'histoire, car il se trouve que nous avons déjà gagné à cette loterie magique.
Cette loterie est le jeu de la vie, et les 84600 euros de cette banque sont en fait les secondes de la corne d'abondance qu'est le temps. Chaque matin, en nous réveillant, nous disposons tous de 84600 secondes dans la journée. Nous ne pouvons pas mettre ce temps de côté, seulement le dépenser. Quand vient le soir, tout ce qui n'a pas été dépensé est perdu.Mais la banque magique nous recrédite dès le lendemain matin de ces 84600 précieuses secondes. Bien sûr, tout cela peut s'arrêter n'importe quand, du jour au lendemain, sans avertissement. A nous d'en faire alors d'ici là ce que bon nous semble, en notre âme et conscience.
Dans tout les cas, rappelons-nous que le principal architecte de nos projets, c'est le temps. Les contraintes de temps sont très rarement en dehors de nous, mais en nous-même : c'est notre façon de nous autoriser à nous projeter dans l'avenir, à changer de perspective, à entreprendre un pas après l'autre des projets d'envergure, que nous domestiquons le temps. Certaines contingences liées au temps existent, il n'est pas de notre propos de le nier. En dehors des domaines pour lesquels nous pensons que le temps est incompressible, rappelons-nous qu'il n'est jamais trop tard pour commencer à changer les choses. "Sur un an, vous vous mettez toujours la barre trop haut; sur dix, vous n'imaginez pas ce que vous pouvez réaliser" (Tony Robbins, coach américain).


